Quand l’esprit influe sur la matière…

Posté par Jean-Luc LEFEVRE le 16 novembre 2009

Les mots ont un sens, par
Napakatbra Une équipe de scientifiques de la prestigieuse Université de
Princeton mène depuis une dizaine d'années un programme de recherche pour le
moins étonnant : le Global Consciousness Project. Les résultats sont implacables
: l'esprit humain et/ou la noosphère produisent des effets sur la matière.


L'histoire commence à la fin des années 70, sous la houlette du professeur
Émérite Robert Jahn de l'Université de Princeton (New Jersey, Etats-Unis), où
Einstein passa une bonne partie de sa carrière. Un beau jour, le chercheur tenta
de savoir si l'esprit pouvait influer sur un générateur de nombres aléatoires
(GNA). Il a donc demandé à quelques sujets de se concentrer sur une petite boite
noire, dans laquelle de pauvres électrons étaient martyrisés pour les besoins de
l'expérience. Au lire des résultats, les bras lui en tombèrent. La conscience
humaine pouvait effectivement modifier son environnement. Dans les années 1980,
c'est le docteur Roger Nelson de la même université qui s'est amusé à reprendre
l'expérience, en plaçant les GNA au beau milieu de groupes de méditation. Les
résultats furent en tous points comparables. Et cette série d'essais marqua le
début du projet d'étude de la “conscience globale”, le Global Consciousness
Project. Soubresauts quantiques Quinze ans plus tard, Roger Nelson, entouré
d'une fine équipe, passa la vitesse supérieure. Il envoya ses boites noires dans
plusieurs laboratoires répartis sur toute la planète et développa un serveur
Internet de réception et d'analyse de données en temps réel. Début septembre
1997, le système était opérationnel : à chaque seconde, les GNA compilaient 200
tirages aléatoires binaires (une sorte de pile ou face dans lequel la pièce de
monnaie est remplacée par un électron), 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les
générateurs fonctionnaient à plein. Moins d'une semaine après la mise en service
de l'architecture, les graphes se mirent subitement à dévier de leur trajectoire
moyenne, de façon très nette, pour revenir à la normale quelques heures plus
tard. L'esprit en avance sur son temps ? Ce jour est définitivement devenu
historique… mais pour une toute autre raison, en fait : un milliard de
personnes de par le monde ont ce jour là suivi l'enterrement de la Princesse
Diana, en direct. Une semaine plus tard, les aiguilles s'emballèrent de
nouveau… à l'occasion des cérémonies d'adieu dédiées à Mère Thérésa. Et depuis
lors, tous les ans, une vingtaine d'évènements planétaires sont marqués par ces
mouvements d'humeur quantiques ; les célébrations du nouvel an, des
bombardements, des tremblements de terre, les éclipses solaires, des élections
ou des finales de compétitions sportives importantes, des attentats… C'est
d'ailleurs en analysant les données du 11 septembre 2001 que les chercheurs
relevèrent une deuxième curiosité : l'affolement des GNA a ce jour là débuté 4
heures avant que les deux avions touchent les deux tours du World Trade Center,
avant même que les terroristes se pointent à l'aéroport. Une erreur, un bug, un
artefact, une mauvaise interprétation ? Apparemment pas. Car dans les derniers
jours de l'année 2004, la machine est une nouvelle fois entrée dans un délire
spatio-temporel. Et vingt-quatre heures plus tard, un violent séisme provoquait
le tsunami qui a dévasté l'Asie du Sud-Est, et qui a coûté la vie à 220 000
personnes. “L'effet est réel” “Très souvent, les phénomènes paranormaux
s'évaporent si vous les étudiez suffisamment longtemps. Mais ce n'est pas le cas
du Global Consciousness Project (GCP). L'effet est réel. Le seul doute porte sur
son interprétation”, a déclaré le physicien Dick Bierman, de l'Université
d'Amsterdam, lors d'une interview pour le Daily Mail en 2005. Ce chercheur
connaissait les scientifiques impliqués dans le projet de recherche, leurs
compétences et leur intégrité. Mais il n'arrivait pas à les croire. “J'ai donc
répété l'expérience et j'ai obtenu les mêmes résultats. J'étais sous le choc.
Après ça, j'ai commencé à réfléchir plus profondément à la nature de notre
monde”. Dick Bierman n'est pas le seul à avoir douté. Au total, une centaine de
laboratoires, de chercheurs ou d'analystes se sont intéressés au programme. Une
partie y participe aujourd'hui activement ; 65 GNA sont actuellement disséminés
dans le monde. La probabilité globale pour obtenir de tels résultats par le
hasard est de l'ordre de 1 pour 1 million. Autant dire quasi-nulle. Le problème,
c'est que personne ne sait comment interpréter ces données. Et si quelques
médias anglo-saxons (CBS, Time Magazine, NBC…) ont rapporté l'expérience,
c'est en mettant en avant le côté le plus spectaculaire du phénomène, à savoir
la possibilité de “prédire l'avenir”. Or, cette expérience ouvre des
perspectives bien plus impressionnantes, d'un point de vue scientifique. Pour
bien comprendre, il faut savoir que la physique actuelle est tiraillée entre
deux extrêmes : la physique quantique qui s'applique à l'infiniment petit, et la
relativité générale qui décrit (relativement) bien le monde macroscopique dans
lequel nous vivons. Les scientifiques recherchent depuis une cinquantaine
d'année à unifier ces deux théories, en vain. Perspectives prometteuses Sans
rentrer dans les détails, nous pourrions résumer de cette façon le principe
majeur de la physique quantique : Si l'évolution d'un système est globalement
déterministe (régi par le principe de causalité : action/réaction), la
mesure de son état peut donner aléatoirement une valeur prise dans un ensemble
de résultats possibles. En clair, le hasard est partie intégrante de notre
univers et nous ne pouvons déterminer l'état d'un système microscopique avec
précision, mais seulement en termes de probabilités. D'où l'importance du Global
Consciousness Project, qui relie directement cet espace probabiliste de
l'infiniment petit à notre monde macroscopique. Un des liens connectant les deux
serait l'esprit, ou la “noosphère” définie comme l'espace d'agrégation de
l'ensemble des pensées, des émotions et des idées produites par l'humanité à
chaque instant. Et finalement… cette expérience ne remettrait-elle pas en
cause les fondements même de la Science (et pas seulement de la Physique) ? En
théorie, le boulot d'un scientifique est d'observer, d'expérimenter, de
théoriser puis de valider ses prévisions au moyen de nouvelles expériences ou
d'observations. Or, et jusqu'à preuve du contraire, le scientifique possède une
conscience, un esprit. Les résultats du GCP nous montrent justement que l'être
humain (ou même animal, souvent objet d'essais) peut directement influer sur les
résultats de ces expérimentations. Reste à savoir dans quelles
proportions… ce qui ne peut être connu qu'en multipliant les expériences.
Pourtant la communauté scientifique ne semble guère mobilisée par cette
découverte. Pour vous en convaincre, rendez-vous sur la page de contributions du
projet : l'équipe en est réduite à agiter la sébile pour récolter les dizaines
de milliers de dollars nécessaires au fonctionnement et à l'amélioration du
programme. “Dieu ne joue pas aux dés”… disait Einstein, incrédule devant les
résultats (pourtant) implacables des expériences validant la théorie quantique.
Peut-être serait-il aujourd'hui rassuré. “Un jour après avoir maîtrisé les
vents, les vagues, les marées et la pesanteur, nous devrions exploiter les
énergies de l'amour ; et pour la seconde fois dans l'histoire du monde, l'homme
découvrira le feu” disait aussi Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955), qui
avait prédit en son temps l'existence d'une “conscience globale”. A
voir…

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