Le métier de formateur est-il en voie d’éclatement ?
Posté par Jean-Luc LEFEVRE le 27 juin 2008
Intervenant en conclusion de la journée d’échanges organisée par le réseau TTnet France et le Centre INFFO [1], Bernard Liétard, professeur émérite au Cnam, remarque que si « la fonction de formation est de plus en plus développée dans la société, les agents de la formation se placent de plus en plus dans le cadre d’une nébuleuse ».
Un manque de visibilité qui tient selon lui à cinq évolutions.
Premièrement, la « division nouvelle du travail dans la formation » qui voit se construire une « compétence collective d’équipe » où « pluralité d’appelations et de fonctions ne sont plus réductibles au seul vocable de formateur » (tuteur, accompagnateur, chef de projet, etc.).
Deuxièmement, « la modification organisationnelle de l’entreprise » qui entraîne une « dilution de la fonction formation au détriment des services formation traditionnels ».
Troisièmement, le fait que « la formation devient une variable stratégique parmi d’autres », avec l’émergence d’un « formateur, fil rouge de la compétence collective ».
Quatrièmement, « l’ouverture de nouveaux espaces de formation » (formel, informel, non formel), révélée par la montée en puissance des « formations-action » et de la « reconnaissance de l’expérience comme source de savoirs légitime » (cf. VAE).
Cinquièmement, le « développement irrésistible des TIC », qui place les générations actuelles face à un « problème d’acculturation ».
A venir :
1er Forum mondial de l’éducation et la formation tout au long de la vie (Paris, Unesco, 28 et 29 octobre 2008), www.w3lworldforum.org
[1] « Dans un monde qui bouge, quelle est la place du formateur ? Quelles nouvelles compétences doit-il développer ? », (Paris, 19 juin 2008).
