Echos du groupe de travail

Posté par Jean-Luc LEFEVRE le 5 mai 2008

Mi-juin, donc trois réunions supplémentaires, c’est ce qu’a décidé le groupe de travail multipartite sur la réforme de la formation présidé par Pierre Ferracci pour la fin de sa réflexion, alors que celle-ci était initialement prévue fin mai.

« Les travaux sont très intéressants, le dialogue et la confrontation très riches », se félicite Marie-Laure Meyer, secrétaire de la Commission de la formation professionnelle et de l’apprentissage au Conseil régional d’Ile-de-France. « Les échanges permettent une acculturation entre partenaires sociaux et Régions. Ils favorisent une connaissance mutuelle et permettent d’imaginer comment on peut avancer ensemble », reprend en écho Pascale Gérard, conseillère régionale de Provence-Alpes Côte d’Azur, déléguée à la formation professionnelle et continue.

Cependant, Marie-Laure Meyer ajoute un bémol. Pour l’instant, « sont recensés surtout les points qui font consensus » et elle craint que « le plus petit dénominateur commun » l’emporte. Elle considère qu’il est légitime qu’il y ait des divergences qui feront d’ailleurs l’objet de la future négociation. Les participants ont souhaité que les points qui ne font pas l’unanimité apparaissent cependant dans les comptes-rendus des réunions, même sous forme de « convergences différées » ! Quant à Pascale Gérard, elle regrette que « l’État ne s’exprime que très peu ou pas du tout » et estime que « l’interrogation reste totale sur ce que sera la future réforme de la formation ».

Les débats sur le parcours professionnel ont été un peu « compliqués », certains tenant pour acquises les conclusions de l’avis du Conseil de l’orientation pour l’emploi et d’autres - notamment les Régions - ne se sentant pas engagés par cet avis. « On ne peut construire un parcours qu’à partir d’une représentation d’un avenir économique, personnel, professionnel », constate Marie-Laure Meyer, d’où la question d’un service public national. Pour les Régions, le niveau régional est le niveau incontournable de l’offre de service public, ce qui ne veut pas dire « qu’elles doivent gérer tout l’AIO, mais doivent coordonner la façon dont elle est implantée et organisée, de façon contractuelle ». « Il se pose, analyse-t-elle, un problème de territorialisation de l’AIO, de l’offre de formation et du SPE ». Elle déplore « que les travaux de l’ex-Commissariat au plan n’alimentent plus les visions prospectives des observatoires régionaux et des observatoires de branche pour améliorer la connaissance de l’évolution des activités et des métiers. Ce sont eux qui permettent aux personnes et aux accompagnants de bâtir des parcours professionnels. On ne peut se projeter que quand on a les éléments du décor, pas seulement les mécanismes », a-t-elle insisté.

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser les balises suivantes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

hébergé par Blog Professionnel