La recherche se penche sur le cybercerveau
Posté par Jean-Luc LEFEVRE le 16 octobre 2007
Une équipe de chercheurs israélienne déclare avoir imprimé des
informations sur un réseau neuronal artificiel. Cette découverte
pourrait permettre de créer des cyberpuces neuro-électroniques.
Des scientifiques de l'université de Tel-Aviv (TAU) annoncent avoir
réussi à emmagasiner de la mémoire à long terme au sein d'un réseau de
neurones en activité cultivés artificiellement. Le tout, grâce à une
stimulation chimique locale.
Selon les chercheurs, c'est la première fois que plusieurs couches de
mémoire rudimentaire sont imprimées sur un réseau neuronal cultivé en
dehors du cerveau. Cette réalisation, révélée dans le numéro du Physical
Review E du 16 mai 2007, représente une réelle avancée dans la
conception de cyborgs combinant des matériaux vivants et des puces de
mémoire. Elle pourrait en effet permettre de mettre au point une puce de
neuromémoire programmable qui, combinée à un logiciel d'ordinateur,
deviendrait la première cyberpuce neuro-électronique.
Des avancées cybernétiques et neurologiques en perspective
“Notre principale avancée consiste en la neutralisation des neurones
inhibiteurs pour stimuler la structure de la mémoire”, explique Eshel
Ben-Jacob, l'un des chercheurs. Et d'ajouter: “La nouvelle mémoire
résiste pendant des jours sans interférer ou se substituer aux autres.
Le fait que cette mémoire soit marquée en utilisant une stimulation
chimique locale nous fournit des précisions sur la manière dont
l'information est stockée et récupérée par le cerveau”. Cette découverte
permet d'envisager un nombre important de possibilités, comme la mise en
place d'un système cybernétique pour détecter la présence de toxines
dangereuses, ou l'analyse de l'activité du cerveau pour aider les
personnes paralysées à recouvrir le contrôle de leurs muscles. Elle
devrait également aider les neurologues à comprendre comment notre
cerveau apprend et stocke l'information.
Les réseaux de neurones étudiés à la loupe
Pour réaliser leur projet, les chercheurs ont étudié les modèles
produits par les réseaux de neurones en activité grâce à un système
d'électrodes. Ils ont alors découvert qu'il était possible de créer des
structures neuronales additionnelles capables de coexister avec les
structures initiales et d'être stockées au sein du réseau neuronal.
(Atelier groupe BNP Paribas – 09/07/2007)
