Formation : un point sur les pratiques
Posté par Jean-Luc LEFEVRE le 1 janvier 2007
Formation : un point sur les pratiques
Par RH INFO - Janvier 2007
La Tribune du 20/11/2006 rapportait les résultats d'une enquête de la Cegos concernant la formation. Un trait important se dégage en une phrase : «Les réponses sont nettes : les formations traditionnelles en salle avec un formateur sont plébiscitées». Ce qui sous-entend évidemment que les alternatives numériques n'ont pas emporté une satisfaction véritable. Il nous semble nécessaire d'apporter ici quelques réflexions permettant d'avancer dans le discernement.
Première chose fondamentale : le principe d'une acquisition de compétence reste, et restera en tout état de cause toujours le même :
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Il passe par une connaissance…
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…éprouvée au travers de méthodes et d'outils…
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…pour la mettre en œuvre et l'adapter à des situations circonstanciées…
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…la finalité étant d'augmenter la performance des individus et des équipes.
Il est certain que les effets de mode dans lesquels les entreprises sont souvent ballottées sont à relativiser à cet égard : «Même si le e-learning, via les technologies de l'information et de la communication, portées au pinacle il y a cinq ans, descendues en flammes il y a deux ans, s'installe dans la réalité des entreprises.» Nous disposons en effet aujourd'hui de moyens pédagogiques, de supports d'exercices et de méthodes d'accompagnement qui viennent considérablement faciliter la tâche de l'apprenant, tout en diminuant de façon conséquente les coûts d'investissement nécessaires ; qui plus est, en proportionnant cet investissement à la motivation et au degré d'implication personnelle des individus.
Maintenant, les pratiques sont en pleine évolution : «Le e-learning commence à s'installer dans les entreprises : 32 % des personnes interrogées ont suivi des formation en ligne en utilisant seuls leurs ordinateurs. Les formations mixtes, en salle avec un formateur et e-learning, ont été testées par 15 % des salariés interrogés et les formations en ligne avec un formateur en ligne par seulement 7 % de ceux-ci.» Ce qui fait probablement la différence, c'est la nature des formations suivies. Il est clair qu'un cours de langue s'adapte assez immédiatement aux technologies en ligne, au moins dans tous ses aspects généraux. Mais qu'en est-il d'une professionnalisation du management, sur l'argumentation dans la communication ou d'un approfondissement des méthodes de décisions stratégiques ?
A notre avis, dans ces domaines complexes, la formation peut être conçue de façon mixte :
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Une autoformation conceptuelle, qui permet de s'approprier les concepts et principes de la connaissance visée. Cette autoformation se fait sous forme de didacticiels multimédias, comprenant présentation théorique animée et commentée, ainsi que des exercices pratiques appropriés et d'actualité. On peut les trouver en ligne ou sur des supports variés.
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Une acquisition de méthodes, techniques et outils, qui assurent les moyens d'une mise en œuvre pratique et commencent à transformer la connaissance théorique en connaissance éprouvée. Cette phase s'effectue toujours en formule présentielle traditionnelle, manifestement indispensable dans ce deuxième niveau ; en effet, les phénomènes de dynamique de groupe, de prise de recul par rapport à l'environnement professionnel immédiat, de partage d'expérience, de confrontation et de conditions irremplaçables de mise en situation, rendent cet exercice nécessaire à l'implication des personnes dans la démarche de formation.
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Un accompagnement dans le temps, permettant la transformation d'une connaissance théorique et/ou éprouvée en compétence pratique, puis en performance individuelle ou collective. Ceci peut se faire en partie à distance, en partie par contacts directs.
Cette façon de travailler nous semble un atout majeur pour l'assimilation globale de la formation : l'apprenant peut ainsi s'approprier totalement les concepts, les outils et les méthodes en les caractérisant dans sa propre pratique, et en évitant les déperditions habituelles qui font qu'une formation a perdu en moyenne 85% de sa substance dans les six mois qui la suivent…
Les enjeux économiques et sociaux-professionnels sont donc importants.
